Histoire de la paroisse

 Historique de l’église et de la paroisse Sainte Thérèse

DATES :
11 février 1933 Fondation de la Paroisse
      Juillet 1933 Ouverture de l’église provisoire (Rte de Vannes)
                 1934 Bénédiction et ouverture des écoles Ste Agnès et Théophane Vénard
                 1939 Début des travaux de la nouvelle église
                 1940 Les Allemands réquisitionnent les échafaudages et les matériaux disponibles,
                          les fers à béton, ciment, etc …
                 1943 Les bombardements détruisent la partie sud des fondations (côté grande
                          rosace)
                 1953 Bénédiction de la chapelle Ste Thérèse sous la tour du clocher, ainsi que la
                          mise en service des cloches (au nombre de 5)
                 1959 Ouverture de l’église au culte et achèvement des travaux intérieurs
                 1960 Consécration de l’église.

La construction de cette église a duré 25 ans. C’est une église vaste qui fait parler d’elle: 60m de long, 50m de large et 30m de haut au centre de la coupole.
Surnommée « l’église rouge » », elle est un point de repère pour les gens qui ne connaissent pas la ville de Nantes.
Son style roman byzantin contraste avec l’habitat des environs.

Le lieu de la construction a été choisi pour attirer le regard du «pèlerin » .  « Pèlerin » est bien le mot puisque le curé fondateur, le Père Larose, voulait faire de « Ste Thérèse » une église de pèlerinage. Lisieux étant trop éloignée de la Bretagne et de la Vendée, et les moyens de locomotion peu développés à l’époque.

Le Père Larose choisit lui-même un architecte qu’il connaît bien, Monsieur MENARD. Il a déjà construit des édifices religieux à Nantes (St Georges des Batignolles).

L’église Ste Thérèse est construite en béton armé (d’avant-garde pour l’époque) avec parement de briques. Le père Larose a une profonde admiration pour la cathédrale d’Albi datant du XIIIème siècle et veut une teinte rose symbolisant les pétales de roses que la Sainte effeuillerait sur la terre.
A Nantes, l’emploi de la brique est rare. Deux raisons peuvent être invoquées:
1) Il n’y a pas de briqueterie dans la région à part Ancenis et Vallet (petite production)
2) Nantes se trouve à proximité de l’Océan et reçoit la pluie et les vents chargés de sel. (éléments corrosifs qui altèrent le matériau).

La bénédiction de la première pierre, qui se trouve dans le pilier droit en rentrant, est fixée
le 3 Octobre 1935. L’honneur en revient à Monseigneur Gaillard, archevêque de Tours, en l’absence de l’évêque de Nantes (malade à cette époque).

Le 23 Septembre 1942, la commission de l’armée allemande procède à la réquisition des échafaudages et matériaux disponibles. De ce fait, les travaux sont alors interrompus. Des milliers de briques en provenance de Beauvais, ainsi que les colonnes de granit provenant de St Macaire en Mauges, attendent sur le terrain.

En septembre 1950, arrivent, de nouveau, des wagons de briques. D’autres devaient arriver mais sont bloqués par manque de place et surtout un manque d’argent pour les payer.

En 1953, le Père Naulin venant de Bouvron (où il vient de reconstruire l’église détruite par les bombardements de la poche) succède au Père Larose.

En juillet 1955, le terrain abandonné est nettoyé. La grande grue trouve place au milieu. Les parties sinistrées sont reprises depuis les fondations.

En septembre 1956, le transept est presque achevé, mais modifié par économie (coupole centrale non ajourée).

L’église n’est pas orientée Est-Ouest comme le veut la tradition chrétienne, mais Sud-ouest Nord-est. Le plan a échappé à la règle pour être en alignement avec le boulevard des Américains.

LE CLOCHER
La tour des cloches est séparé de l’église à la façon italienne et n’atteint que 26 mètres de haut au lieu des 77 prévus. Là se balancent 5 cloches, (A visiter sur demande), aux poids et noms différents :
– Marie Agnès:                                   3700 Kilos,
– Marie Jeanne d’Arc                          2100 Kilos,
– Marie Anne                                      1500 Kilos,
– Marie Françoise d’Amboise             1200 Kilos,
– Marie Thérèse de l’Enfant Jésus        900 Kilos

LA CHAPELLE
Sous le clocher, se trouve la chapelle de Ste Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face (nom de religion de Thérèse).
L’autel en forme de tombeau comporte l’alpha et l’oméga (première et dernière lettre de l’alphabet grec) entourés de la couronne d’épines, et d’étoiles représentant le ciel.
La porte du tabernacle, en bronze, représente le pélican qui abreuve de son sang ses petits. Dans la niche, au-dessus de l’autel, on trouve une statue de Ste Thérèse carmélite, celle -ci tenant le voile de la Sainte Face. Elle est en marbre de Carrare, pèse plus de 500Kilos.
Les trois vitraux latéraux représentent les vertus cardinales : la Foi, l’Espérance et la Charité.

L’EGLISE

Dans l’église, le chemin de croix sculpté dans l’ardoise de Trélazé est l’œuvre de Gabriel LOIRE de Chartres, spécialisé et connu dans le monde entier pour ses vitraux. Caractère original des quatorze stations : chacune comporte la présence d’un enfant, ce qui est inhabituel.

Les vitraux du chœur racontent la vie de Ste Thérèse et sont de Paul BONY (1911– 1982).
Les vitraux de la sacristie dite « des dimanches », sont l’œuvre de Monsieur DESHAYES. Ils représentent les armes des évêques et papes régnant au moment de la construction de l’église: Pie XII, Jean XXIII, Mgr GAILLARD (bénédiction de la 1ère pierre), Mgr LE FER de la MOTTE, et Mgr VILLEPELET.

A noter, à la sacristie, le reliquaire de Ste Thérèse qui est, comme le chemin de croix, l’œuvre de Gabriel LOIRE.

Les orgues ont été montées et accordées par la maison BOUVET-RENAUD de Nantes. Elles ont une taille impressionnante et comportent 4000 tuyaux, visibles et invisibles, commandés par trois claviers.
L’autel principal est imposant (4m x Im50). Il est en marbre provenant d’Italie.

Les stalles, le siège du célébrant, l’ambon ainsi que le dessous du tabernacle sont en chêne et réalisés par un artisan nantais.

Les croix rondes et sculptées qui se trouvent sous les tribunes, sont les marques de consécration de l’église, avec le saint chrême, par l’évêque.

Le père Larose, curé fondateur de la paroisse, repose dans son église devant l’autel de la Ste Vierge.

STATUES ET RETABLES
Ces ouvrages sont l’œuvre de Jean FREOUR, né à Nantes en 1919 et exerçant son art à Batz sur Mer. Le Christ Roi du grand autel, vêtu d’une tunique dorée, la tête droite et les yeux ouverts est le Christ vivant et non le Christ mourant.

A gauche, l’autel de la Vierge est dédié à Notre Dame Auxiliatrice. La Vierge du retable ressemble à la Vierge de Bon Garant à Sautron et s’inspire de sculptures anciennes dites «Vierges au manteau ».

A droite, le retable de St Joseph représente la fuite en Égypte, Joseph charpentier et la présentation au Temple.

LE TABERNACLE
Il était, à l’origine, sur l’autel ; sa porte est décorée par l’alpha et l’oméga, ainsi que par des grappes de raisin et des gerbes de blé.

A L’EXTERIEUR
A la base du clocher, près de l’entrée de la chapelle, sur le mur, figure la représentation des quatre évangélistes (réalisée en terre cuite) : l’homme ailé de St Matthieu, le lion de St Marc, le bœuf de St Luc, l’aigle de St Jean.

Sous le porche, un motif de briques rappelle par 3 cercles et 1 triangle le mystère de la Sainte Trinité.

Sur le mur de façade, les deux motifs sculptés représentent les armes de Pie XII et Jean XXIII, (papes régnant pendant la construction de l’Église).

L’inscription, au dessus de la porte, sous la rosace, porte le nom en latin de «porte du ciel». En regardant l’église de l’extérieur, on retrouve le niveau de construction au moment de la guerre par la différence de couleur des briques

                                                                                                          Philippe DUTEIL

 

On trouve une présentation des cloches et orgues de « Ste Thérèse » sur le site suivant : http://pastyme-photos.blogspot.com/2016/11/eglise-sainte-therese-nantes-cloches-et.ht.html